Les orrigans
Taille : D'une à deux coudées...

Les Korils sont petits, très ridés, malingres, noirs et poilus, d'une force prodigieuse.

Cheveux longs parfois tressés. Certains ont le front orné de petites cornes auxquelles ils attachent leurs bretelles.

Pieds de bouc, sabots de fer, mains en griffes de chat. Petite queue qui frétille sans cesse.

Les Korrigans

Des témoins assurent qu'ils ont les pieds palmés ou ornés de corne de bouc, qu'ils sont pourvus d'une longue queue et , enfin, qu'ils sentent mauvais et qu'ils ont l'haleine fétide

"Ils n'exigent qu'un peu de graisse pour leur roye et leur bouillie". Pourtant beaucoup de gens ont vu de la fumée sortir de dessous les pierres et par les trous de leurs demeures, et senti le délicat fumet de leurs festins.

On connaît en définitive très peu de chose de cette race ancienne, le contact avec les hommes se bornant à quelques rencontres, services, danses ou mises à mal pour les maritimes. Leurs épouses font parfois appel à des sages-femmes humaines lors d'accouchements difficiles. Elles les paient avec de l'or.

De nombreux dolmens marquent l'emplacement de leur gîte. Des Korandous habitent dans les falaises de Bilfort à Paimpol. A Coat Bihan on appelle les barrows Châteaux de Poulpicans, un tumulus à Saint Nolfen la retraite des Bouléguéans : c'était autrefois leur capitale, ils y vivaient par milliers.

La lande de Plandren est entièrement creuse et abrite une métropole de Courils. Les monumentaux et étranges édifices de Carnac délimitent les frontières de la Cité mère : ceux des rivages, "les noirs", vivent dans les trous des falaises, et les derniers Tens disparus dans les mares et les fermes en ruine.

Les Kornikaneds demeurent toujours en Brocéliande, quelques korreds en Cornwall, d'autres cousins se sont étendus sur les côtes britanniques.

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